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Jour : 10 juin 2026

  • Vidéosurveillance : Il faut un audit ! Le Maire refuse !

    Vidéosurveillance : Il faut un audit ! Le Maire refuse !



    Pourquoi suis-je intervenu ?

    Lors de ce Conseil Municipal du 14 Avril 2026, j’ai interpellé le maire et l’ensemble de l’assemblée, car il me semblait pertinent de revenir sur quelques chiffres.

    1.380.862€ — Quel bilan réel ?

    Près de 1,4 Millions d’euros, c’est le montant que représente la pose des caméras sur la commune d’Achères. On est alors en droit de se demander la pertinence et l’efficacité de celles-ci.
    Monsieur le Maire François DAZELLE annonce doubler le nombre de caméras, ce n’est pas notre politique mais pourquoi pas. Douze caméras sont déjà en place, un petit audit sur leur fonctionnement serait donc non négligeable et ce, avant chaque augmentation du nombre, cela permettrait de justifier l’importance ou non d’en rajouter.

    Mais au-delà de ces 1,4 M€ d’autres montants sont à prévoir. Le coût de l’entretient physique des caméras, car oui, une fois posées, elles nécessitent un entretient régulier, des insectes peuvent obstruer l’objectif, des oiseaux peuvent y faire un nid ou déféquer dessus, sans parler des intempéries et polluants qui salissent les caméras, c’est normal.
    Puis vient l’entretient de l’infrastructure, les images ne se transmettent pas par magie, il y a des câbles électriques, des câbles de fibre pour transférer la data, un opérateur réseau qui achemine, un ou des postes d’observation, donc de l’infrastructure réseau mais aussi du matériel de visionnage en passant par du logiciel de traitement, autant d’outils qui ne sont pas gratuits. On est donc légitime de demander leur coût de fonctionnement.

    Pas pour s’y opposer de façon systématique mais par soucis de transparence. C’est un peu comme si vous achetiez un véhicule et que vous annonciez uniquement le prix d’achat, c’est bien, mais il y a d’autres frais, nous voulons savoir ce que ça coûte globalement à la collectivité.

    Autrement dit, il s’agit d’un système technique complet et coûteux dans la durée, dont le coût global pour la collectivité doit être rendu public.

    C’est une question de transparence élémentaire : on n’achète pas seulement des caméras, on finance une infrastructure complète.

    Le financement.

    À ce stade, les éléments connus sont les suivants :

    • 320.000€ pour 2026
    • 100.000€ pour 2027
    • 100.000€ à nouveau pour 2028
    • 111.159€ de subventions
    • 226.517€ par le Fond de Compensation pour la Taxe sur la Valeur Ajoutée (FCTVA)
    • Un reste à charge pour la commune d’Achères à hauteur de 76% soit 1.043.187€.
    • Il faut aussi ajouter 95.000€ pour le réseau fibré sur 10 ans (soit 9.500€ par an).

    Ces montants appellent une question simple : quelle évaluation publique de l’efficacité justifie cet effort financier sur la durée ?

    Vidéoprotection : de quoi parle-t-on réellement ?

    Les termes sont importants, en droit la sécurité désigne une « situation dans laquelle quelqu’un, quelque chose n’est exposé à aucun danger, à aucun risque, en particulier d’agression, d’accidents, de vol, de détérioration » or, vous en conviendrez, une caméra ne peut, par définition, empêcher une situation telle.

    De la vidéo-surveillance ? Cela impliquerait qu’une ou plusieurs personnes sont chargées de visionner les caméras en permanence ou quasiment, et ce n’est pas le cas.

    Qu’est-ce donc alors ? C’est ce que j’appelle de la vidéo-constatation. Il y a un incident quelconque, vous demandez les images et différentes autorités peuvent constater que ça s’est effectivement déroulé.

    Dans aucun cas les caméras sur la commune d’Achères ne servent à intervenir, anticiper ou même protéger.

    Fonctionnement du dispositif : couverture et exploitation

    Il y a un détail important qui peut rendre le tout quasiment inutile. Les caméras ne sont pas fixes, elles sont motorisés sur deux axes, horizontalement et verticalement. Elles balayent automatiquement la zone selon une séquence définit.

    Si vous vous faites voler votre portefeuille au moment où la caméra a décider de balayer à l’opposée de l’action et qu’un vol ne dure que quelques secondes, il y a de forts risques que la caméra n’ait pas capturer la scène, inutile donc même pour constater un vol.

    De plus, pour obtenir les bandes vidéos vous devez demander au commissariat d’effectuer une réquisition judiciaire et ce, dans les 72h car au-delà, les images seront détruite.

    Aucune personne derrière les caméras

    Sauf erreur de ma part et en l’absence d’audit et de visite des locaux de visionnage, actuellement à notre connaissance il n’y a absolument personne qui visionne les caméras. Leur utilité retombe à zéro.

    • Personne pour visionner.
    • Un balayage automatique.
    • Une qualité nocturne qui demande qu’à être vérifiée.

    Dans le conseil municipal du 3 Juin 2026 on apprend que plusieurs dizaines de milliers d’euros sont prévus pour des logiciels pour les caméras.

    À quand un audit ? Nous voulons savoir pourquoi on dépense autant dans du matériel qui ne sert probablement à rien.

    Niveau de délinquance à Achères.

    Je vous laisse ici le lien vers le SSMSI du ministère de l’intérieur vous pourrez retrouver tous les chiffres des violences avec ou sans armes, cambriolages, vols de véhicules etc. vous verrez qu’à Achères, nous sommes à un niveau très bas et bien en dessous de la moyenne départementale et nationale. Il n’y a donc pas de quoi paniquer ni même de se sentir en danger à Achères.
    Cela ne signifie pas absence totale de faits, mais cela interroge la proportionnalité des réponses mises en œuvre.

    Sécurité, perceptions et discours publics

    Les débats sur l’insécurité s’appuient souvent sur des ressentis ou des situations ponctuelles.

    Dans certains cas, ces représentations peuvent conduire à des amalgames entre :

    • présence dans l’espace public
    • jeunesse
    • origine sociale ou ethnique réelle ou supposée

    Ce type de glissement alimente des représentations stigmatisantes qui ne reflètent pas la réalité statistique de la délinquance.

    Il est de la responsabilité du débat public d’éviter ces confusions et de ne pas transformer des ressentis en généralisations.

    Conclusion

    Au-delà des débats terminologiques, une question demeure centrale, l’investissement massif dans la vidéoprotection à Achères est-il évalué de manière transparente, objective et proportionnée à son efficacité réelle ?

    C’est à cette exigence de transparence et de contrôle démocratique que nous appelons.

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